Pour la défense de l’océan
Un atelier du patrimoine mondial Unesco des îles du Pacifique vient de se terminer à Maupiti. Une déclaration a été adoptée visant à appeler à la protection de l’Océan.
Durant une semaine, du 1er au 7 novembre, s’est tenu un atelier du patrimoine mondial Unesco des Pays du Pacifique à Maupiti. Une déclaration “des pays du Pacifique sur la dimension culturelle de l’Océan” a été adoptée. Un protocole culturel autour de cette déclaration a été signé vendredi dernier sur le marae de Vaiahu en présence de l’ensemble des représentants des pays océaniens qui avaient fait le déplacement.
Lors de cette cérémonie, c’est un jeune élève de l’école primaire de Maupiti qui a lu la déclaration en langue tahitienne. “Cette déclaration affirme l’importance des connaissances et traditions culturelles de ces sociétés, unies par un vaste océan qui a été la condition de leur histoire commune, celle des peuplements de ses îles à la navigation, et qui constitue aujourd’hui le ciment et le lien toujours vivant d’échanges culturels à préserver et à valoriser au bénéfice d’une connaissance accrue des diversités culturelles océaniennes d’aujourd’hui”, ont affirmé les représentants des différents pays.
La déclaration de Maupiti tire la sonnette d’alarme et prévient des risques pour l’océan de “disparition de ce patrimoine culturel, matériel et immatériel”. Pour cela, elle met l’accent sur l’importance d’un soutien mondial notamment à travers le plan d’action Pacifique 2010- 2015 de l’Unesco. Un soutien pour le maintien des cultures “particulièrementmenacées par le réchauffement climatique et par les effets souvent négatifs de la mondialisation des échanges économiques et sociaux”. Les participants à l’atelier soulignent : “Si les menaces de disparitions de ces sociétés ont été historiquement liées aux guerres, aux maladies ou au colonialisme, aujourd’hui elles sont particulièrement exposées au réchauffement climatique, qui par la montée rapide du niveau des océans, fera disparaître des sites côtiers d’importance, certes indispensables à des activités culturelles, de loisirs ou de tourisme, mais aussi et surtout à la survie même de très nombreuses espèces et notamment des communautés insulaires”. Pour toutes ces raisons, ils appellent à l’action “les nations et les peuples du monde à s’unir” pour protéger l’océan.
Source : Les Nouvelles de Tahiti